Alexandre Donsimoni remet son avenir en question
Depuis sa dernière victoire contre Sète le 11 février le Pays d’Aix Water-polo n’arrive plus à gagner. Aujourd’hui le club en est à 5 défaites d’affilée subies au lendemain du match nul à Aix-les-Bains. Un match nul concédé à une poignée de secondes de la fin de la rencontre. Un match nul qui aura fait bien plus de mal que ce que l’on pouvait envisager.

« …si on en est là, c‘est surtout de ma faute. Les jeunes qui sont là depuis tout petits, en ont peut-être simplement marre de voir ma gueule ! » |
Les séances d’entrainement passent, de nouvelles tactiques sont mises en place, une nouvelle façon de travailler a été instaurée mais rien n’y fait. A chaque nouvelle sortie, le PAWP subit la loi de son adversaire et accumule les défaites.
Et la série noire pourrait ne pas s’arrêter là. Samedi soir, Aix-en-Provence reçoit Douai, 4e du championnat, « une équipe bien plus forte que la notre » commentait l’entraineur aixois, qui ne se fait pas d’illusion quant au résultat de la rencontre. « On ne peut espérer les surprendre que sur le fait de jouer à domicile. Enfin si on peut les battre, on le fera mais là, on veut préparer le grand match qui arrive : celui d’Aix-les-Bains. » Ajoutait-il.
« … A la fin de la saison, on fera le bilan, on en tirera les leçons et on prendra les décisions qu’il faut. » |
Mais à quoi ou à qui peut-on imputer cette mauvaise série ? Alexandre Donsimoni a bien une petite idée sur la question : « On a tous une part de responsabilité la dedans. Les joueurs sont fautifs ! Ils ne réfléchissent pas quand ils sont dans le feu de l’action. De plus, La défense n’est plus au niveau du début de saison. » Il s’arrête un instant avant de revenir sur le sujet : « Mais je ne me voile pas la face, si on en est là, c‘est surtout de ma faute. Les jeunes qui sont là depuis tout petits, en ont peut-être simplement marre de voir ma gueule ! C’est peut-être aussi, par ce que je n’arrive plus à faire passer le message à mes joueurs. Je n’aime pas ces entraineurs qui rejettent tout sur les joueurs en pensant qu’ils n’y sont pour rien. Si ça ne fonctionne pas, c’est certainement de ma faute. Qui prend toutes les décisions, qui dirige l’équipe, qui est-ce qui centralise tout, c’est bien moi ? Alors, effectivement, il se peut que ce soit aussi de ma faute. A la fin de la saison, on fera le bilan, on en tirera les leçons et on prendra les décisions qu’il faut. »
Avant d’en arriver là, le Pays d’Aix a encore 3 matchs plus ou moins à sa portée. Après, ce sera Nice et Montpellier et à moins d’un miracle, ce sera 2 défaites. L’entraineur aixois va devoir resserrer les boulons en défense. Avec 27 buts encaissés en 2 matchs, il ne faut peut-être pas chercher le mal ailleurs. L’attaque est toujours égale à elle-même et n’inscrit que très rarement plus de 8 buts. Ce qui faisait gagner les matchs en début de saison, c’était bien la défense. Les Zoltan Varga, Jean-Baptiste Favry, Gergely Pataki et Juan Felipe vont devoir se faire mal et entrainer les jeunes dans leur sillage comme c’était le cas en début de saison. Un début de saison où, hormis le match du CNM, l’équipe n’a encaissé que 8.5 buts de moyenne en 6 rencontres. Alors il faut serrer les dents, montrer enfin de l’agressivité et ça devrait passer pour le PAWP. Une révolte est attendue à la piscine Yves Blanc, samedi soir contre Douai et plus que le résultat, on regardera la manière et le comportement de l’équipe.
-
Categories












Ajouter un Commentaire